الجمعة، 25 نوفمبر 2022

ر 233، فصل اجير في شركة طيران بسبب طريقة تصفيف الشعر، م النقض الفرنسية، م ب


 قرار محكمة النقض الفرنسية

بيان متعلق بالقرار الصادر عن الغرفة الاجتماعية بتاريخ 23 نوفمبر 2022 ،

الطعن رقم 21-14.060

فصل اجير في شركة طيران بسبب طريقة تصفيف الشعر

الوقائع

وضعت شركة طيران دليلاً خاصًا بارتداء الزي الرسمي موجّهًا إلى طاقمها الجوي. ويتضمن هذا الدليل تعليمات تتعلق بتصفيف الشعر:

  • بالنسبة للرجال:

«يجب أن يكون الشعر مُصففًا بعناية فائقة. ويجب أن تكون التسريحات محدودة الحجم، وأن تحافظ على مظهر طبيعي ومتناسق. ويُحدَّد طول الشعر عند مستوى أعلى ياقة القميص من الخلف.»

  • بالنسبة للنساء:

«يُسمح بالضفائر الإفريقية بشرط أن تكون مرفوعة ومثبتة على شكل كعكة.»

كان أحد المضيفين الجويين في هذه الشركة يضع ضفائر إفريقية مربوطة على شكل كعكة، فتمت معاقبته لرفضه الامتثال للقواعد المنصوص عليها في الدليل، ثم فُصل من العمل بسبب عدم اللياقة وعدم إمكانية إعادة توظيفه داخل الشركة.

الإجراءات

اعتبر المضيف الجوي المفصول أنه كان ضحية تمييز، وطالب بتعويضات مالية عن ذلك. غير أن مجلس العمل (مجلس فض منازعات العمل) ثم محكمة الاستئناف رفضا طلبه.

وقد قضت المحاكم بأن:

  • مظهر طاقم الطيران يُعد جزءًا من صورة العلامة التجارية لشركة الطيران، وهذه الصورة تفرض ارتداء الزي الرسمي؛
  • والاختلاف في تسريحة الشعر بين الرجال والنساء يستند إلى أعراف متداولة.

 

السؤال المعروض على محكمة النقض

هل يُعد تقييد صاحب العمل لحرية الموظفين الذكور في طريقة تصفيف شعرهم تمييزًا قائمًا على أساس الجنس؟

قرار محكمة النقض

مرجعيات: الفروق في المعاملة في ظل شروط معينة

قانون العمل

يحظر قانون العمل فصل الموظف أو معاقبته لأسباب تمييزية مثل الجنس.

ومع ذلك، فإنه يجيز وجود فروق في المعاملة إذا كانت تستند إلى متطلبات مهنية أساسية وحاسمة. وفي هذه الحالة يجب أن يكون الهدف الذي يسعى إليه صاحب العمل مشروعًا، وأن تكون الشروط المفروضة على الموظفين متناسبة.

الاجتهاد القضائي

يُبيّن الاجتهاد القضائي أن المتطلبات المفروضة على الموظف يجب أن تكون مبرَّرة بطبيعة الوظيفة أو بظروف ممارستها الموضوعية. ولا يجوز أن تستند هذه المتطلبات إلى اعتبارات ذاتية، مثل رغبة صاحب العمل في مراعاة تفضيلات خاصة لدى العملاء.

إن الاختلاف في المعاملة المتمثل في السماح للنساء بارتداء الضفائر الإفريقية المثبتة على شكل كعكة ومنعها عن الرجال يستند حصريًا إلى جنس الموظف، ولا تبرره أي متطلبات أساسية وحاسمة خاصة بممارسة مهنة مضيف جوي.

فمن جهة أولى، فإن الزي الرسمي هو الذي يتيح للعملاء التعرف على طاقم الطيران. وعلى عكس القبعة التي يمكن فرض ارتدائها وتساهم في هذا التعرف، فإن طريقة تصفيف الشعر ليست جزءًا من الزي الرسمي ولا امتدادًا له.

ومن جهة ثانية، فإن الأعراف الاجتماعية لا تُعد معايير موضوعية تبرر اختلاف المعاملة بين الرجال والنساء. كما أن مراعاة التصورات الاجتماعية السائدة بشأن المظهر الجسدي للذكور والإناث لا تُعد متطلبًا موضوعيًا ضروريًا لممارسة مهام المضيف الجوي.

وبالتالي، في إطار هذه المهنة، لا يجوز منع الرجال من تسريحة شعر يُسمح بها للنساء.

وقد نقضت محكمة النقض قرار محكمة الاستئناف.

 

 

محمد بلمعلم، القرارات الكبرى للقضاء الاجتماعي الفرنسي، منشورات مجلة قضاء محكمة النقض الفرنسية، باريس، الطبعة 1، دجنبر 2015، تحت رقم 279.  سلسلة القرارات الكبرى، ك 6

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Communiqué relatif à la décision rendue par la chambre sociale le 23 novembre 2022 - Pourvoi n° 21- 14.060.

Les faits

Une compagnie aérienne a établi un manuel du port de l’uniforme à destination de son personnel navigant. Ce manuel donne des consignes relatives à la coiffure :

pour les hommes : « Les cheveux doivent être coiffés de façon extrêmement nette. Limitées en volume, les coiffures doivent garder un aspect naturel et homogène. La longueur est limitée dans la nuque au niveau du bord supérieur de la chemise. »

pour les femmes : « Les tresses africaines sont autorisées à condition d’être retenues en chignon. »

L’un des stewards de cette compagnie portait des tresses africaines nouées en chignon : il a été sanctionné pour avoir refusé de respecter les règles établies par le manuel, puis a été licencié pour inaptitude et impossibilité de reclassement au sein de l’entreprise.

La procédure

Le steward licencié a estimé être victime de discrimination : à ce titre, il a réclamé des dommages-intérêts. Le conseil de prud’hommes puis la cour d’appel ont rejeté sa demande.

Il a été jugé que :

la présentation du personnel navigant faisait partie de l'image de marque de la compagnie aérienne ; cette image de marque imposait le port de l'uniforme ; la différence de coiffure entre homme et femme reposait sur des codes en usage.

La question posée à la Cour de cassation


Le fait pour un employeur de restreindre la liberté de ses salariés de sexe masculin dans leur façon de se coiffer constitue-t-il une discrimination fondée sur le sexe ?

La décision de la Cour de cassation

Repères : Des différences de traitement sous certaines conditions

Le code du travail

Le code du travail interdit de licencier ou de sanctionner un salarié pour des motifs discriminatoires tels que le sexe.

Toutefois, il autorise des différences de traitement lorsqu’elles répondent à des exigences professionnelles essentielles et déterminantes. L’objectif recherché par l’employeur doit alors être légitime et les exigences imposées aux salariés proportionnées.

La jurisprudence

La jurisprudence précise que les exigences qui pèsent sur le salarié doivent être dictées par la nature ou les conditions d’exercice objectives de l’emploi. Ces exigences ne peuvent répondre à des considérations subjectives telles que la volonté de l’employeur de tenir compte de souhaits particuliers des clients.

La différence de traitement qui consiste à autoriser les femmes à porter des tresses africaines attachées en chignon mais à l’interdire aux hommes est uniquement fondée sur le sexe du salarié : elle n’est justifiée par aucune exigence essentielle et déterminante propre à l’exercice de la profession de steward.

D’une part, c’est l’uniforme qui permet aux clients d’identifier le personnel navigant. Contrairement à un chapeau, dont le port peut être imposé et qui contribue à cette identification, la manière de se coiffer n’est ni une partie de l’uniforme ni son prolongement.

D’autre part, les codes sociaux ne sont pas des critères objectifs qui justifient une différence de traitement entre les hommes et les femmes. La prise en compte d’une perception sociale courante de l’apparence physique des genres masculin et féminin n’est pas une exigence objective nécessaire à l’exercice des fonctions de steward.

Dans le cadre de cette profession, il n’est donc pas possible d’interdire aux hommes une coiffure autorisée aux femmes.

La Cour de cassation casse la décision de cour d’appel.

 




الخميس، 10 نوفمبر 2022

ر 651، بانوراما قضاء الغرفة الإجتماعية، ن 1، نونبر 2022، (بالفرنسية) محكمة النقض الفرنسية

 


Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale:  

Jan 2015 - Dec 2021, 

RJCC, Paris, 1e Ed. Nov. 2022, 

sous n° 651. p. 426 pages

 

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SDER, Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale : Janv 2015 - Dec 2021,, RJCC, Nov. 2022, sous n° 651. p. 426 pages.

Résumé:

Le présent panorama a vocation à recenser les décisions les plus marquantes rendues par la chambre sociale de la Cour de cassation française au cours des années 2015 à 2021.

À propos des auteurs:

Service de documentation, d’études et du rapport de la Cour de cassation.

Caractéristiques techniques :

Titre : Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale : Jan 2015 – Dec 2021,
N° d'édition:    7e édition,
Date de parution:    Novembre 2022,
Nombre de pages:    426 pages,
Langue:    Français,
Éditeur: RJCC, Paris
Collection :    Panorama de la jurisprudence de la CC,
Thèmes:    Droit de travail,
sous n°:    651-22.

Extrait offert en téléchargement

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EVOLUTIONS IMPORTANTES AU COURS DES DOUZE DERNIERS MOIS

1.1.      RELATIONS INDIVIDUELLES DE TRAVAIL

1.1.1.   Formation du contrat de travail

          Soc., 31 mars 2021, pourvoi n° 16-16.713, FP-P+R+I : (Validité du certificat E101 et décision de condamnation pénale pour travail dissimulé, devenue définitive)

D’une part, par arrêt du 14 mai 2020 (Bouygues travaux publics e.a., C-17/19), la Cour de justice de l’Union européenne a dit pour droit qu’un certificat E 101, délivré par l’institution compétente d’un État membre, au titre de l’article 14, point 1, sous a), ou de l’article 14, point 2, sous b), du règlement (CEE) n° 1408/71, à des travailleurs exerçant leurs activités sur le territoire d’un autre État membre, et un certificat A 1, délivré par cette institution, au titre de l’article 12, paragraphe 1, ou de l’article 13, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 883/2004, à de tels travailleurs, s’imposent aux juridictions de ce dernier État membre uniquement en matière de sécurité sociale.

Il en résulte que le maintien d’un certificat E101 ne fait pas obstacle à ce que le juge de l’État membre d’accueil applique les règles nationales de droit du travail relatives à la relation de travail en cause et sanctionne la violation par l’employeur d’obligations que le droit du travail met à la charge de celui-ci.

D’autre part, par arrêt du 2 avril 2020 (CRPNPAC et Vueling airlines, C-370/17 et C-37/18), la Cour de justice de l’Union européenne a dit pour droit que :

1°. l’article 11, paragraphe 1, sous a), du règlement (CEE) n° 574/72 doit être interprété en ce sens que les juridictions d’un État membre, saisies dans le cadre d’une procédure judiciaire diligentée contre un employeur pour des faits de nature à révéler une obtention ou une utilisation frauduleuses de certificats E 101 délivrés au titre de l’article 14, point 1, sous a), du règlement n° 1408/71, à l’égard de travailleurs exerçant leurs activités dans cet État membre, ne peuvent constater l’existence d’une fraude et écarter en conséquence ces certificats qu’après s’être assurées, d’une part, que la procédure prévue à l’article 84 bis, paragraphe 3, de ce règlement a été promptement enclenchée et l’institution compétente de l’État membre d’émission a été mise en mesure de réexaminer le bien-fondé de la délivrance desdits certificats à la lumière des éléments concrets soumis par l’institution compétente de l’État membre d’accueil qui donnent à penser que les mêmes certificats ont été obtenus ou invoqués de manière frauduleuse, et, d’autre part, que l’institution compétente de l’État membre d’émission s’est abstenue de procéder à un tel réexamen et de prendre position, dans un délai raisonnable, sur ces éléments, le cas échéant, en annulant ou en retirant les certificats en cause.

2°. l’article 11, paragraphe 1, du règlement n° 574/72, et le principe de primauté du droit de l’Union doivent être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent, dans le cas où un employeur a fait l’objet, dans l’État membre d’accueil, d’une condamnation pénale fondée sur un constat définitif de fraude opéré en méconnaissance de ce droit, à ce qu’une juridiction civile de cet État membre, tenue par le principe de droit national de l’autorité de la chose jugée au pénal sur le civil, mette à la charge de cet employeur, du seul fait de cette condamnation pénale, des dommages-intérêts destinés à indemniser les travailleurs ou un organisme de retraite de ce même État membre victimes de cette fraude.

Doit en conséquence être cassé l’arrêt qui, pour condamner un employeur à payer diverses sommes à titre d’indemnité forfaitaire pour travail dissimulé par dissimulation d’activité pour défaut de déclaration aux organismes de sécurité sociale et de dommages-intérêts pour absence de cotisations sociales en France, se fonde, en présence d’un certificat E 101 dont la validité a été confirmée par l’autorité émettrice, sur l’autorité de la chose jugée revêtue par une condamnation pénale reposant sur un constat définitif de fraude opéré en méconnaissance du droit de l’Union européenne.

Doctrine :[1]

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CC, Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale 2015 - 2021 , RJCC, Nov. 2022, sous n° 651. p. 118 pages. 


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محمد بلمعلم، القرارات الكبرى للغرفة الإجتماعية: يناير 1991 - دجنبر 2010، منشورات مجلة قم نفر، باريس، الطبعة 1، دجنبر 2015، تحت رقم 279. لتحميل هذا الكتاب من هنا

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القرارات الكبرى 

للغرفة الإجتماعية 

لمحكمة النقض الفرنسية،

منشورات مجلة قم نفر، باريس، 

الطبعة 2: دجنبر 2022، 

تحت رقم: 1222.

إعداد: محمد بلمعلم 

 لتحميل هذا الكتاب، من هنا


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[1] - C. Berlaud, « Portée du certificat E101 par l’assemblée plénière de la chambre sociale », Gaz. Pal., n°16, p.38

- N. Dedessus-Le-Moustier, « Portée du certificat E 101 », JCP 2021, éd. G., n° 16, p. 435

- L. Driguez, « Détachement de travailleurs : les enjeux concurrentiels toujours au cœur du contentieux », SSL Supplément 2021, n° 1980-1981

- J. Icard, « Certificat de détachement et droit du travail : le mécano de la chambre sociale », JCP 2021, éd. S., n° 22, p. 1140

- C. Percher, « Le non-respect de la procédure de retrait des certificats E101/A1 : conséquences quant à l’office du juge national et à l’indemnisation du salarié », Droit ouvrier 2021, p. 337

- S. Robin-Olivier, « Mise en œuvre de l'arrêt Vueling airlines de la Cour de justice par la Cour de cassation : les certificats de détachement n'affectent pas l'applicabilité du droit du travail français », Droit social 2021, p. 737

- « Certificat A1/E101 : le non-respect des obligations relevant du droit du travail reste condamnable », Liaisons sociales Quotidien – L’actualité 2021, n° 18299

- « Protection sociale – Détachement : certificat A1 et travail dissimulé » JCP 2021, éd. E., n° 16-17, act. 320

- « Travailleur étranger – détachement en France – droit du travail applicable », RJS Juin 2021, n° 351

- « Travail dissimulé (affaire Vueling Airlines) : portée du certificat E101 », D.2021, p. 701

- « Certificat A1 », SSL n°1948, p.14

- « Certificat A1 et travail dissimulé », JCP éd. S., n°15, act. 189

الخميس، 17 مارس 2022

ر 623، القرارات الفرنسية الكبرى في قانون الشغل، جون بليسيي


القرارات الفرنسية الكبرى في قانون الشغل 

منشورات دالوز، ط 4، 2008، جون بليسيي وآخرون 


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محمد بلمعلم

 

الاثنين، 27 ديسمبر 2021

ر 650، بانوراما قضاء الغرفة الإجتماعية خلال سنة 2020، محكمة النقض الفرنسية

  


 650 : Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale : Année 2020, RJCC,

 

Panorama de jurisprudence de la chambre sociale:  Année 2020,


1.   EVOLUTIONS IMPORTANTES AU COURS DES 12 DERNIERS MOIS

1.1.      INTERVENTIONS DU COMITÉ D’HYGIÈNE, DE SÉCURITÉ ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL : LA MISE EN BALANCE DE DEUX DROITS CONSTITUTIONNELLEMENT GARANTIS

          Soc., 26 février 2020, pourvoi n° 18-22.556, FS-P+B+R+I

Il résulte de l’article L. 4614-12 du code du travail alors applicable et de l’article L.1251-21 du même code, interprétés à la lumière de l'alinéa 11 du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, de l'article 31, § 1, de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 6, § 4, de la directive 89/391/CEE du Conseil, du 12 juin 1989, concernant la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir l'amélioration de la sécurité et de la santé des travailleurs au travail, une obligation pour ceux qui emploient des travailleurs de veiller à ce que leur droit à la santé et à la sécurité soit assuré, sous la vigilance des institutions représentatives du personnel ayant pour mission la prévention et la protection de la santé physique ou mentale et de la sécurité des travailleurs.

S'agissant des salariés des entreprises de travail temporaire, si la responsabilité de la protection de leur santé et de leur sécurité est commune à l'employeur et à l'entreprise utilisatrice, ainsi que cela découle de l'article 8 de la directive 91/383/CEE du Conseil, du 25 juin 1991, complétant les mesures visant à promouvoir l'amélioration de la sécurité et de la santé au travail des travailleurs ayant une relation de travail à durée déterminée ou une relation de travail intérimaire, il incombe au premier chef à l'entreprise utilisatrice de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer cette protection en application de l’article L. 1251-21-4° du code du travail. Par conséquent, c'est au CHSCT de l'entreprise utilisatrice, en application de l'article 6 de la directive 91/383 précitée, qu'il appartient d'exercer une mission de vigilance à l'égard de l'ensemble des salariés de l'établissement placés sous l'autorité de l'employeur.

Cependant, lorsque le CHSCT de l'entreprise de travail temporaire constate que les salariés mis à disposition de l'entreprise utilisatrice sont soumis à un risque grave et actuel, au sens de l'article L. 4614-12 du code du travail alors applicable, sans que l'entreprise utilisatrice ne prenne de mesures, et sans que le CHSCT de l'entreprise utilisatrice ne fasse usage des droits qu'il tient dudit article, il peut, au titre de l’exigence constitutionnelle du droit à la santé des travailleurs, faire appel à un expert agréé afin d'étudier la réalité du risque et les moyens éventuels d'y remédier.

Note explicative de l’arrêt :

Ce dossier pose la question de savoir si le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail d’une entreprise de travail temporaire peut intervenir, en désignant un expert, dans l’entreprise utilisatrice, en cas de risque grave et actuel pour les travailleurs temporaires mis à disposition de cette entreprise utilisatrice.

La réponse à la question impliquait de mettre en balance deux droits constitutionnellement garantis que sont, d’une part, le droit de propriété, et d’autre part, le droit à la santé des travailleurs.[1]

 

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 CC, Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale :  2020, RJCC, Dec. 2021, sous n° 650. p. 98 pages.

 

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CC, Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale : Année 2019 , RJCC, Avril. 2020, sous n° 384. p. 86 pages.

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CC, Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale : Jan 2017 – Déc 2017,  RJCC, Fev 2018, sous n° 446. p. 36 pages.

 CC, Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale : Jan 2016 – Dec 2016, RJCC, 29 Mars 2017, sous n° 398. p. 23 pages

CC, Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale : Jan 2015 – Dec 2015, RJCC, Mars 2016, sous n° 390.

 

م. بلمعلم، بانوراما القرارات الكبرى للغرفة الإجتماعية: يناير 1991 - دجنبر 2010، منشورات مجلة قم نفر، باريس، الطبعة 1، دجنبر 2015، تحت رقم 279.

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لتحميل كل المقالات المنشورة في هذا الموقع بخصوص قضاء الغرفة الإجتماعية لمحكمة النقض الفرنسية، انظر الكتاب الآتي:

 

القرارات الكبرى

بخصوص

قانون الشغل

 

الطبعة الأولى: دجنبر 2022

منشورات مجلة قم نفر، باريس

تحت رقم: 1222.

إعداد: محمد بلمعلم 

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[1] Doctrine :

-          G. Auzero, « L'expert mandaté par le CHSCT d'une entreprise de travail temporaire peut intervenir au sein de l'entreprise utilisatrice », Bull. Joly du travail 2020, n° 4, p. 27

-          C. Berlaud, « Rôle des CHSCT pour le travailleur intérimaire mis à disposition d'une entreprise utilisatrice », Gaz. Pal., 10 mars 2020, n° 10, p. 42

-          A. Berriat, « Le CHSCT de l’entreprise de travail et l’expertise au sein de l’entreprise utilisatrice », Dr. soc. 2020, p. 464

-          B. Bossu, « Qui doit assurer la sécurité des travailleurs intérimaires ? », JCP 2020, éd. S, n° 15-16, 2001

-          H. Ciray, « Le droit à expertise du CHSCT de l’entreprise temporaire au sein de l’entreprise utilisatrice : une ouverture timide », RDT 2020, p. 346

-          J-B. Cottin, « Compétence exceptionnelle du CHSCT de l'entreprise de travail temporaire pour désigner un expert au sein de l'entreprise utilisatrice », JSL 2020, n° 495

-          N. Dedessus-Le-Moustier, « Risque grave pour les intérimaires : désignation d'un expert par le CHSCT de l'entreprise de travail temporaire », JCP 2020, éd. G, n° 11, 308

-          J-G. Huglo, « Un progrès pour la santé des travailleurs intérimaires », SSL 2020, n° 1897

-          J. Jardonnet, « Quelle instance représentative du personnel est compétente pour se préoccuper de la santé et de la sécurité des travailleurs intérimaires ? », Les Cahiers Lamy du CSE 2020, n° 202

-          J. Jardonnet, « Périmètre d'intervention du CHSCT de l'entreprise de travail temporaire », Dalloz actualité, 19 mars 2020

-          B. Kantorowicz, « Possibilité pour le CHSCT de l'entreprise de travail temporaire de désigner un expert en cas de risque grave pour les travailleurs mis à disposition de l'entreprise utilisatrice », JSL 2020, n° 496-497

-          F-G. Laprévote et E. Piekut, « Expertise risque grave et travail temporaire », JCP 2020, éd. E., n° 23, 1223

-          M. Vericel, « CHSCT d'une entreprise de travail temporaire : faculté de diligenter une expertise en cas de risque grave pour les travailleurs temporaires employés dans une entreprise utilisatrice », Dr. soc. 2020, p. 569

-          « Le CHSCT d'une ETT peut agir au profit des travailleurs temporaires travaillant pour le compte d'une entreprise extérieure », Cah. dr. entr. 2020/3, act. 10

-          « CHSCT – recours à l’expertise – CHSCT compétent », RJS 2020, n° 241

-          « Entretien avec M. le Doyen Huglo », Semaine Sociale Lamy 2020, n° 1896, p. 12

-          JCP S 2020, n° 2001, obs. BOSSU

 




SDER, Panorama des arrêts significatifs de la chambre sociale : Janv 2015 - Dec 2021, RJCC, 7e ed. Nov. 2022, T 5, sous n° 651. (426 pages).  


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